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Ne pas dormir sur ses lauriers

par Abdelkrim Zerzouri

Comme dans ses deux ou trois précédents rapports, la Banque mondiale (BM) a émis un avis positif sur l'Economie algérienne. Une confirmation de la bonne santé de l'économie nationale ? On peut voir cela sous cet angle, trois ou quatre rapports qui vont dans le même sens, en l'occurrence la confirmation de la croissance économique nationale, ne peuvent que confirmer une tendance positive.

Ainsi, dans son rapport de ce mois de juin 2025, la Banque mondiale a souligné la croissance économique du pays, notamment au premier semestre 2024, et ce malgré la baisse de la production d'hydrocarbures. Tout en relevant une croissance robuste de 3,9% du PIB au premier semestre 2024, le rapport met également en avant le recul de l'inflation, et la nécessité d'améliorer la productivité pour une croissance durable et diversifiée.

Tous les indicateurs de l'économie du pays sont au vert. Aux côtés d'une croissance robuste au premier semestre 2024 et d'une baisse de l'inflation qui contribue à la stabilité économique, ainsi que le reclassement de l'Algérie comme un pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure, le rapport de la BM ne manque pas d'insister qu'il y a encore plus à accomplir, qu'il faut de la persévérance dans l'effort du développement économique. Dans ce sens, la Banque mondiale recommande d'accélérer les gains de productivité pour une croissance durable et diversifiée, et met en évidence la nécessité de diversifier l'économie, notamment en développant les exportations hors hydrocarbures. Les exportations hors hydrocarbures ne se sont jamais mieux portées que par ces temps-ci, mais l'ambition d'atteindre les 30 milliards en exportation hors hydrocarbures reste encore à concrétiser, à l'horizon 2030, avec l'engagement du Conseil du Renouveau économique algérien (CREA), qui affiche de l'optimisme quant aux objectifs fixés en matière de promotion des exportations hors hydrocarbures.

Selon la BM, l'économie algérienne n'est pas encore stable, mais elle est en voie de stabilisation si on maintient le cap de la diversification et de la transformation structurelle. D'autant que les perspectives pour l'année 2025 se présentent bien avec des prévisions de hausses de la production et des exportations d'hydrocarbures, grâce à une augmentation des quotas de production accordés dans le cadre de l'OPEP+, et à une amélioration de la productivité dans l'industrie de transformation et les services.

Qu'on le veuille ou non, les exportations des hydrocarbures restent un moteur de l'Economie nationale. La BM le sait bien et elle le souligne. A nous de ne pas dormir sur nos lauriers et de vivre uniquement des rentrées en devises générées par les exportations des hydrocarbures, comme on l'a fait, et le font de nombreux pays producteurs de pétrole, durant un demi-siècle ou plus. Le cap a été amorcé.