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Bien que la
satisfaction soit presque unanime, le cessez-le-feu de deux semaines entre
Américains et Iraniens ne permet pas d'étaler une réjouissance en contradiction
avec un devenir de la situation encore flou. Ce répit relatif n'a de positif
que celui de s'accrocher encore à un espoir que le pouvoir et l'armée sioniste
sont décidés à poursuivre son désagrégement.
Aussitôt la trêve annoncée par Washington et Téhéran, Tel-Aviv a déclaré qu'elle n'en est pas partie prenante. Pour le confirmer, elle poursuivit ses bombardements contre le Liban et il n'est pas écarté qu'elle prolonge encore ses palettes meurtrières contre les Iraniens. Un cessez-le-feu n'est pas la paix. Il est douteux que les Américains et les Israéliens n'aient pas conçu un arrangement stratégique en droite ligne avec la décision déclarée de Trump de détruire une civilisation. Il se trouve seulement que les contraintes ne sont pas les mêmes pour Donald Trump et Benyamin Netanyahou. Le premier est pris en étau entre des considérations de politique interne et le jeu de la finance américaine, tandis que le second s'est accordé les mains libres. De fait, des déclarations faites après l'annonce de la trêve par les officiels américains et iraniens, d'audibles malentendus sont remarqués à propos des dix points supposés arrangés entre les deux parties en guerre. Les discours des uns et des autres ne sont pas concordants et les Iraniens quant à eux ne sont pas dupes face aux rhétoriques contradictoires du président américain. Le répit aura cependant un avantage provisoire et permettra une accalmie dans le détroit d'Ormuz. Et de rassurer les marchés mondiaux pour quelques jours. En attendant, les doigts restent mis sur les gâchettes et les esprits braqués sur la difficile et longue nécessité de réparation des dégâts causés sur les infrastructures pétrolières dans les pays du Golfe. |
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