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Au
jour le jour: Melania Trump, les ombres de l'antisémitisme, les négociations
d'Islamabad, le racisme hors norme, la Lune, Trump,
le Pape...
Melania Trump 9 Avril. Etrange. Au moment même où Trump prend ses distances avec Netanyahu en concluant un cessez-le-feu sans l'avertir, l'affaire Epstein ressurgit. Et par le relais de qui ? Sa propre épouse, la première dame des Etats Unis, Melania Trump. Elle parle, ce jour, avec cet air perpétuellement triste qui ne la quitte jamais, même aux cotés où à côté de son mari Elle prend la parole en plein conflit avec l'Iran, au moment où est annoncé un cessez le feu, Elle le fait de la Maison Blanche, entre deux drapeaux des Etats-Unis, du lieu même où son mari Donald Trump, 45 et 47 ème président des Etats-Unis d'Amérique s'adresse à la nation. Et elle parle de quoi, de l'affaire Epstein. Stupéfiant. Atmosphère néronienne, où sexe, pouvoir, guerre, politique, s'entremêlent. Les réseaux sociaux ont tout changé et de manière inattendue. Les scandales, notamment sexuels, étaient avant confinés à un milieu restreint, d'initiés, celui des gens «comme il faut», ils étaient murmurés entre «gens du monde», discrets, «bien éduqués». Dans le capitalisme triomphant de papy, au pire, il y avait les frontières des magazines de papier glacé et des journaux people. Avec les réseaux sociaux, il n'y a plus de frontières. Cela prend une dimension de masse et donc politique. Les scandales sont internationalisés, démocratisés. On parle de l'épouse de Trump ou de Macron et de leurs mœurs comme on pourrait parler du voisin. Le même 9 avril, au sujet de cette intervention de son épouse.Trump déclare à la journaliste de «MS Now», Jacqueline Alemany, qu'»il n'était au courant de rien» Il ment évidemment, il ne cherche même pas à le cacher, il ment sur ce sujet comme sur l'Iran, et sur bien d'autres. Mais le mensonge n'a-t-il pas été régulièrement la marque de ses prédécesseurs , le président Johnson avec le faux incident du Golfe du Tonkin qui sert de prétexte à l'intervention américaine au Vietnam, Nixon et le Watergate, Bush senior et les «couveuses» du Koweït, Bush junior et «les armes de destruction massive», Clinton avec déjà les scandales sexuels, Obama et les faux massacres en Libye. Trump ne serait-il pas fidèle à une longue lignée ? Seulement qu'avec lui c'est l'apogée, le mensonge érigé en management politique par un homme d'affaires, le mensonge décomplexé, sans besoin de recourir à la vertu comme c'était, avant lui, le masque obligé, la prédation assumée aussi bien dans la vie privée que publique. C'est tout un public de partisans qui en Amérique s'enthousiasme de son habilité, , de sa virtuosité à tromper ses adversaires politiques et ceux de l'Amérique. C'est au fond, et c'est terrible à dire, le visage de cette Amérique qui l'a porté au pouvoir. On a toujours quelque part les dirigeants qu'on mérite. Les assassinats de dirigeants d'autre pays, leur kidnapping, les attaques déclenchées par traitrise en pleine négociation, tout cela est célébré comme des exploits guerriers, on s'en vante. Il n'y a plus de scrupules moraux, en ceci comme en cela. Si Trump communique son déni de la réalité, son délire, ses vérités alternatives c'est qu'il a un public pour cela. .Ce n'est plus alors une déviation d'une personne, c'est celle de toute une société qui s'incarne dans cette personne. On peut appliquer exactement les mêmes considérations à la société de Netanyahu lorsqu'elle vit dans le déni du crime, dans le déni du génocide, dans le déni de la Palestine, dans le déni de l'autre, le palestinien, et lorsqu'elle plonge dans une criminalité collective. Qu'est-ce un génocide si ce n'est un crime collectif, un crime dont se rend coupable toute une société. On comprend alors leur rencontre, leur jonction, Trump et Netanyahu. 10 avril - Les ombres de l'antisémitisme Sur tous les plateaux mainstream les relais d'Israël se succèdent pour insister sur un point: celui que Netanyahu n'a pas influencé Trump dans le déclenchement de la guerre contre l'Iran et que Trump en est le seul responsable. Que craignent-ils? Une des conséquences inattendues, elle aussi, de la guerre contre l'Iran est qu'elle a révélé au grand jour, directement, l'influence très forte d'Israël sur la politique des Etats Unis, et de Netanyahu sur Trump. Cette influence du «lobby israélien», a été nommée et dénoncée officiellement, par lettre publique, par un des principaux collaborateurs du président Trump, John Kent, «directeur de la lutte antiterroriste». Il a dénoncé, en démissionnant, cette influence du «lobby israélien», suivant ses propres termes. Un fait sans précédent. Mais cette fois ci le «lobby israélien» a la crainte que dans l'opinion américaine, et au sein même des «MAGA», la base électorale de Trump, se développe l'idée d'une influence sioniste contraire aux intérêts des Etats-Unis. Et avec cette idée, le retour de l'Occident, à un antisémitisme ravageur. Il y a comme une atmosphère de panique dans la sphère israélo-sioniste. Israël perdrait-il l'appui puissant et décisif des Etats Unis, qu'il a eu jusqu'à présent, en dépit de tout, et qui lui permettait d'affronter, et même d'ignorer le reste du monde ? Dans son isolement croissant, le sionisme ne risque-t-il pas d'entrainer celui de l'ensemble de la communauté juive comme à l'époque noire de l'antisémitisme? Retour vers l'attaque du 28 février 2026 : le racisme à la puissance n Personne n'en a parlé mais le crime originel de cette guerre est un acte raciste comme il n'y en a jamais eu par sa nature hors norme et sa signification. Le point de départ, l'occasion «à ne pas rater,» comme l'a dit Netanyahu à son «ami» Trump est l'assassinat du Guide suprême Ali Khamenei, et d'un grand nombre de dirigeants politiques et militaires. C'est du racisme absolu, car jamais un tel acte n'aurait été conçu s'il s'était agi de dirigeants occidentaux. Pourrait-on imaginer une telle frappe sur le conseil des ministres des Etats-Unis ou d'un quelconque pays occidental, sur le G7 en réunion? Inconcevable. Mais bien sûr, là, il ne s'agit que de musulmans, des «animaux» dira plus tard Trump reprenant le vocabulaire de ses amis israéliens, comme l'a été la frappe sur des asiatiques à Hiroshima et Nagasaki, laquelle aurait été impensable sur l'Allemagne, même hitlérienne, ou bien les frappes sur tant d' autres, Arabes, Africains, périphérie vague du monde pendant des siècles. Il est étonnant qu'on n'ait pas considéré cet acte hors normes, l'assassinat de la direction iranienne, sous cet angle de racisme. C'est dire à quel point le racisme est intériorisé, banalisé. Et pas seulement par ses auteurs mais même chez ceux qui en sont victimes. Pour ceux qui pourraient douter de la connotation raciste de cet assassinat collectif des dirigeants d'un autre Etat, le vocabulaire utilisé à ce sujet vient la confirmer : «liquidation», «élimination», «éradication», «ciblage», «exploit incroyable», «efficacité stupéfiante» etc..et après on vient se plaindre de la fermeture du détroit d'Ormuz et s'indigner au nom de la liberté de circulation. 11 Avril - Le jour d'avant demain Un résultat des négociations d'Islamabad est déjà connu, qui ne peut pas changer car il existe déjà, il est déjà acquis, c'est le résultat d'aujourd'hui et de demain, celui d'avant demain: l'Iran a résisté au choc américano-israélien, et jamais les Etats-Unis ne pourront se lancer de nouveau contre l'Iran comme ils l'ont fait .Certes, il pourra y avoir des traitrises comme il y en a eu sans cesse. C'est d'ailleurs la marque même des Etats-Unis, comme d'Israël d'ailleurs. Ils ont toujours fait la «guerre préventive» comme ils disent, sans la déclarer, par surprise, et de préférence au moment même de négociations. Il pourra y avoir donc encore des attaques, des fièvres soudaines d'agression, le refus d'accepter le résultat de cette guerre israélo-américaine. Mais ils ne pourront jamais la refaire. Ce serait trop couteux à tous les sens. Les Perses ont créé le jeu d'échecs. Et là il semble que l'Iran, ait dans tous les cas, dans ces négociations, le coup gagnant: le nucléaire ou le détroit d'Ormuz, ou bien le détroit d'Ormuz contre le nucléaire. Aux Américains de faire le choix, l'un ou l'autre. L'Iran, lui gagne, dans les deux cas, à tous les coups. Echec et mat. 11 avril - La Lune Et dans ce chaos, personne ne parle de l'évènement qui est peut-être le plus important pour demain, l'aller et retour de la mission Artémis vers la Lune. Beaucoup ne le savaient même pas. De quoi désespérer. Quand donc le monde deviendra, plus raisonnable. Quand donc l'humanité portera pleinement son nom ? Peut-on aller vers l'espace dans un tel état ? Ou bien faudra-t-il quitter la terre car décidément nous l'habitons mal, nous la faisons trop souffrir, nous sommes ses squatters. 12 Avril - L'impasse Après cette escapade vers la Lune, il faut retrouver Trump et Netanyahu. Celui-ci continue de faire ce qu'il sait faire: il tue, il bombarde le Liban du Sud pour le «libérer du Hezbollah». Il oublie tout simplement que le Hezbollah est libanais, , et que c'est Israël qui n'a rien à faire au Liban. . Le «monde civilisé» vit sur la tête. Netanyahu dit qu'il faut désarmer le Hezbollah. Ne faudrait-il pas désarmer plutôt Israël. Il dit que le Hizbollah est une organisation terroriste. Ne serait-il pas plutôt lui qui terrorise le Liban et la région, et à une l'échelle industrielle. Les mots n'ont plus aucun sens dans la bouche de Netanyahu.. Les négociations d'Islamabad sont (pour l'instant?) arrêtées. Le vice-président David Vance commente: L'Iran a refusé notre «offre finale et la meilleure possible»». Son offre ?! Quelle outrecuidance ! L'Iran est-il à acheter ?Que font les Etats Unis à 12 000 km de leurs frontières ? Est-ce l'Iran qui se trouve actuellement aux frontières des Etats-Unis ou est-ce les Etats-Unis ? L'Iran, lui, est chez lui , dans sa région naturelle. A-t-il agressé les Etats-Unis ? Ils ont pris l'habitude de considérer le monde comme leur propriété. Questions tellement évidentes qu'elles font ressortir l'absurdité de ce monde arbitraire dans lequel nous enferment les Etats-Unis. Toute la journée du 12 avril le président Trump va multiplier les menaces. Son visage devient au fur et à mesure pathologique, inquiétant. C'est aussi sur cet angle qu'il faut regarder désormais ses «sorties» vociférantes. Il annonce effectivement le blocus des navires entrant ou sortant du détroit d'Ormuz. Il est fou de rage, et le mot fou n'est pas ici une formule. Il veut tout: à la fois un engagement des iraniens sur le nucléaire et l'ouverture du détroit d'Ormuz. Puis il menace la Chine. Il dit qu'elle aura «de gros problèmes» si elle fournit des systèmes de défense à l'Iran. Peu après il profère une autre menace, celle de 50% de droits de douane appliqués à la Chine. Il est déchainé. Il avait menacé les jours précédents divers pays d'Europe de diverses sanctions. Va-t-il être en conflit peu à peu contre le monde entier. Devient-il fou, dangereusement fou. Il écrit sur sa page «X» en lettres capitales: «l'Iran n'aura jamais d'arme nucléaire». Une question toute simple à ce sujet: Israël a, lui, l'arme nucléaire. Pourquoi lui ? Ils disent que l'Iran «est une menace pour le monde s'il a l'arme nucléaire». Et pourquoi Israël, doté de l'arme nucléaire ne serait-il -il pas lui aussi une menace ? A moins bien sûr d'une vision raciste et suprémaciste qui décrète que l'homo occidental est plus «responsable» que d'autres. Ce qui est contredit immédiatement par le fait que l'Inde, le Pakistan, la Corée possèdent l'arme nucléaire mais ne s'en sont jamais servis. Le seul pays à s'en être servi, jusqu'à présent, sont les Etats-Unis d'Amérique. Les mêmes, mais ils ne sont pas à une contradiction près, disent que la paix et la sécurité sont basées actuellement sur la dissuasion nucléaire, c'est-à-dire la capacité réciproque d'anéantissement. La sécurité au Moyen orient serait donc plus grande si l'Iran, comme Israël, possédait l'arme nucléaire. Et encore mieux si... personne ne la possédait. C'est d'ailleurs ce qu'avaient proposé les pays arabes. La Russie propose d'accueillir l'uranium enrichi iranien. Mais est-ce une proposition qui va seulement dans le sens de faciliter la paix, où n'y a-t-il pas autre chose? La Russie fait preuve en effet d'une étrange passivité devant l'instrumentalisation du nucléaire iranien par les Etats-Unis et Israël. La raison semble être l'Ukraine, où la Russie a la même préoccupation, celle d'un armement nucléaire éventuel de l'Ukraine. Les Etats-Unis pourraient en faire un moyen de pression. C'est bien la preuve que la guerre en Ukraine n'a que trop duré. 13 Avril - Détroit d'Ormuz encore Début du blocus américain du détroit d'Ormuz. Surréaliste: un blocus contre un blocus. Mais Trump, lui, au contraire de l'Iran, bloque véritablement le détroitd'Ormuz puisqu'il arrête les bateaux qui... en sortent, sans aucune discrimination. C'est, de plus, inapplicable. Pour résoudre la crise, Trump l'aggrave. Honneur au Pape ! Le 11 avril le Pape Léon XIV s'écrie «Assez avec la guerre». Il apostrophe d'évidenceTrump et dénonce la guerre en Iran. Netanyahu et Trump ont désormais affaire aussi à une puissance spirituelle, d'une dimension universelle. Trump dans son hubris, dans son délire de puissance s'attaque alors même au Pape. Il l'accuse, absurdement, d'avoir dit que «la criminalité et la bombe nucléaire sont acceptables». Un conflit sans précédent dans l'histoire moderne, entre un Pape et un président des Etats-Unis. Le Pape précise qu'»il n'a pas peur de l'administration Trump». Il ne faut pas oublier, à ce propos, que le Pape est américain.Puis il prend ses distances calmement. Il fait comprendre qu'il ne veut pas se commettre dans un conflit avec Trump, et il se consacre à sa visite en Algérie. Le 13 Avril, Trump publie un long message injurieux à l'égard de Léon XIV. Il précise «qu'il ne compte pas présenter ses excuses au Pape», le qualifiant de «très faible». Il accompagne ce message d'une illustration générée par l'Intelligence artificielle le présentant, lui Trump, sous les traits de Jésus Christ. Le scandale est immense. L'Empire romain, dans sa putréfaction avait produit Néron.Ce dernier, dans son délire avait mis le feu à Rome. Trump, lui, met le feu au Golfe. |
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