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La France
officielle semble avoir compris que l'heure n'est pas au jeu de marelle
politique pour affronter l'avenir. Perturbée par le poids des problèmes
économiques et sociaux auquel elle fait face, terreau propice à l'extrême
droite pour sa montée en puissance, elle a laissé son dos prêté à l'intrusion
abusive des va-t-en-guerre qui n'ont pas trouvé mieux que l'Algérie pour en
faire le souffre-douleur du peuple français. Par infantilisme flagrant et par
bassesse dans l'outrance, le pouvoir français s'est laissé entraîner dans les
filouteries de mauvaise facture des Retailleau et
consorts de même aloi.
La droite et l'extrême droite française en s'en prenant délibérément à l'Algérie se sont appliquées sans retenue élémentaire à pourfendre les relations entre Paris et Alger. Les prétextes pour les extrémistes parisiens n'ont pas manqué et n'avaient comme unique stratégie que de mariner des magouilles propres à la situation politique interne française. A ce jeu, Paris a beaucoup perdu au change face à la droiture des autorités algériennes et la négative démarche française a surtout perturbé les relations entre les deux Etats pourtant liés par une histoire partagée et des intérêts communs. Les grands défis de l'heure et les bourrasques répétées qu'affronte le monde entier n'avaient pas besoin des gesticulations perfides de quelques hommes politiques n'accordant de la valeur surfaite qu'à leur égoïsme pour des motifs électoralistes. On sait que les extrémistes n'ont jamais eu froid aux yeux et qu'ils ne rechignent pas à utiliser les manœuvres les plus basses pour accéder au pouvoir. Le tort des autorités françaises dans leur position de faiblesse est de s'être prêtées au jeu. Elles se sont rendu compte finalement que la facture à payer a été lourde. Paris semble renouer avec la raison pour que les deux Etats accèdent à un niveau de coopération et d'entente pour se mettre au diapason des enjeux du moment. |
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