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Personne
n'est érudit en tout mais chacun peut, par le hasard des circonstances, avoir
pris connaissance d'un fait historique assez particulier. Une de ces circonstances
est souventla fréquentation des étudiants de bien
d'autres origines. Parmi eux, dans la décennie 70, nous avions côtoyé un grand
nombre de Chiliens venus après le renversement du président Salvator Allende en
1973.
De vague ne vague d'arrivées assez massives, voilà celle des Iraniens après la chute du Shah. Pour une très grande partie, ils étaient musulmans, qui peut imaginer qu'une seule personne au monde ne le savait pas ? Nous savions également qu'une minorité d'entre eux était composée de chrétiens mais une découverte (surtout pour moi qui aurait dû être plus sérieux dans la connaissance) lorsqu'ils nous avaient appris qu'existait une très vielle culture,encore présente, celle des zoroastriens, adeptes du zoroastrisme. Mais qu'est-ce qu'est cette culture de la vielle perse préislamique (pas de tiret svp dans l'écriture formelle) ? Ainsi nous avions appris que dans la mythologie, leur divinité suprêmeétait le dieu Ahura Mazda dont l'une des variantes était le nom Hormizd qui allait devenir Ormuz. Nous voilà dans le choix de ma chronique. Laissons tomber notre humour d'étudiants assez lourd comme l'étaient les plaisanteries de cet âge consistant à faire référence à la moto Mazda ou aux piles électriques du même nom. En fait, il existait un aspect plus sérieux qui, dans l'actualité récente,me fait replonger dans un humour peu respectueux. Ahura Mazda était le dieu de la paix, de la sagesse et de la lumière. Le pauvre, s'il avait à revenir en ce début de l'année 2026, il serait horrifié par l'utilisation de son nom pour un détroit qui n'est franchement ni celui de la sagesse, ni celui de la lumière et encore moins celui de la paix. Mais comme nous le savons, l'origine des noms dans la recherche des historiens est souvent multiple. Si la plus probable, en tout cas la plus retenue, est celle du dieu Ahura Mazda, il en est d'autres dont une, en seconde position, qui m'avait étonné par sa découverte en ce temps de guerre. Je me suis écroulé de rire et je ne veux pas le dire car le lecteur penserait que je ne conçois la connaissance que par l'humour. En fait, pour Ormuz, il s'agit d'une dérivation du mot persan Hur-mogh, signifiant "plantation de dattes" ou "palmier". Comment, le lieu historique de leur apparition n'est pas l'Algérie ? Notre célébrissime Deglet Nour ne serait qu'une importation du berceau de la civilisation perse ? On nous aurait menti ? La bataille pour le nom du golfe Arabo-persique, dont je viens récemment de rédiger une chronique, serait celle des palmiers dans le royaume d'Ahura Mazda comme l'étaient la Bataille du sel (Chine), la Bataille des roses (Angleterre), la Bataille des trois empereurs (Sedan) ou la Bataille des Nations (coalitions conte Napoléon) et bien d'autres ? Voilà ce qu'il arrive lorsqu'on a fréquenté des iraniens dans les années 80 (*). La connaissance et les savoirs sont parfois dangereux. (*) Encore cet humour malvenu car ils étaient parmi nos plus charmants et intelligents camarades. |
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