
La ministre du Commerce
intérieur et de la Régulation du marché national, Amel Abdellatif, a présenté,
lundi devant les membres de l'Assemblée populaire nationale (APN), un exposé
sur le projet de loi relatif aux conditions d'exercice des activités
commerciales, visant à consacrer la transparence de l'activité commerciale et à
protéger l'économie nationale. Lors d'une plénière présidée par le président de
l'Assemblée, Brahim Boughali, en présence de la
ministre des Relations avec le Parlement, Nadjiba
Djilali, Mme Abdellatif a précisé que le projet de loi intervient "en
concrétisation d'une vision de réforme intégrée, adoptée par l'Etat dans le
cadre des orientations du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, visant à asseoir les fondements d'une économie
nationale moderne, diversifiée et capable de suivre les transformations
accélérées et de répondre aux aspirations du citoyen dans un cadre de
transparence, d'efficacité et de compétitivité". La révision de cette loi
s'inscrit également dans "un processus national intégré incarnant une
volonté ferme de consacrer les principes de transparence et d'efficacité et de
renforcer la capacité de l'économie nationale à une intégration fluide et
effective dans son environnement économique et financier international, le
projet englobant des dispositions permettant le passage d'un contrôle
traditionnel à un contrôle basé sur les risques", ajoute la ministre.
Le projet de loi vise à
"renforcer la conformité aux normes internationales relatives à la lutte
contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, à consacrer la
confiance des partenaires et des institutions financières et à améliorer
l'attractivité du climat d'investissement, mais aussi à protéger l'économie
nationale contre les risques systémiques liés aux crimes financiers",
précise-t-elle. Ce texte établit également "un cadre juridique clair et
intégré garantissant la fourniture d'informations précises sur les personnes
morales, comprenant les données de constitution, de gestion et de structure de
propriété, avec le respect des délais légaux définis pour la mise à jour de ces
informations, de même qu'il renforce les prérogatives du Centre national du
registre du commerce en matière de collecte, d'analyse et d'échange de données
et d'évaluation des risques y afférents, et prévoit un dispositif répressif
efficace et équilibré en cas de non-respect de l'obligation de déclaration ou
de mise à jour des données, ce qui renforce la culture de conformité et de
respect des dispositions légales", ajoute la ministre. Les amendements contenus
dans le projet de loi portent sur "l'obligation pour le commerçant de
modifier son extrait du registre du commerce dans un délai maximal d'un mois
après tout changement intervenant dans sa situation ou dans les statuts, pour
la personne morale".