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26 avril-
tentative d'attentat contre le président Trump. Pour
les medias mainstream, l'occasion est trop belle pour
les récitshéroïques qu'ils affectionnent. Du cinéma à
l'américaine:» le courage de Donald Trump». Son
«sang-froid». Les «Secrets services» et leur efficacité.
En fait, La réalité est bien plus prosaïque. C'était un peu partout la panique. Donald Trump s'est écroulé quand on a voulu l'exfiltrer. Mettons cela sur le compte de l'âge. Melania Trump a été la plus rapide. Elle s'est glissée la première sous la table du podium présidentiel, oubliant son époux président. C'est beau l'amour. Un peu plus loin, derrière le groupe de gardes du corps qui exfiltrent Trump du podium, une femme marche, les suivant à quatre pattes, moulée dans un fourreau lamé couleur argent, ce qui ne facilite pas les choses. Cocasse si ça n'était pas dramatique.On expurgera les scènes peu héroïques.Mais les réseaux sociaux sont impitoyables. On y verra tout. Les médias vanteront tout particulièrement le comportement du Secrétaire d'Etat à la guerre,Pete Hegseth, qui «est resté calme», droit dans ses bottes: normal, c'est «un héros de la guerre en Irak» Dans le récit américain, il n'y a que des héros. Mais les militaires des armées européennes confient, eux, que l'américain est un bien mauvais soldat. Un épisode significatif est celui de la bataille des Ardennes après le débarquement de Juin 44 en Normandie. L'armée allemande était partout en déroute devant l'armée soviétique, mais elle inflige dans les Ardennes une défaite cuisante à l'armée américaine. Explication: l'américain serait très individualiste dans la vie comme sous l'uniforme. C'est l'un des éléments d'explication de la tactique, toujours la même, des généraux américains car ils connaissent bien le talon d'Achille de leurs armées: le soldat US.Ils préfèrent s'appuyer sur la puissance matérielle de l'armée américaine, utiliser l'aviation, écraser d'abord l'ennemi sous les bombes et ne combattre au sol qu'une fois le terrain «nettoyé». Les Iraniens le savent qui disent aux américains de venir les affronter sur le sol. Avec cet attentat contre le Président Trump, on vérifie, une fois de plus, que la violence est dans l'ADN de la société américaine, y compris, et de plus en plus, la violence politique. On n'ose imaginer les conséquences de cet attentat s'il avait réussi. De tels attentats n'ont jamais rien réglé. L'assassinat de Jules César a été l'acte fondateur de l'empire romain. Les médias américains tremblent à l'idée que tous les dirigeants des Etats-Unis étaient là ce jour, y compris le Vice-président David Vance. Ils font remarquer que des règles de sécurité interdisent de tels rassemblements afin que ne soit jamais décapitée la direction de l'Etat et en assurer la continuité. Mais ont-ils songé alors, un instant, à l'attentat auquel ils ont applaudi contre la direction iranienne, et qui avait précisément comme but de détruire le pouvoir d'Etat en Iran ? 27 avril Attentat contre Donald Trump (suite) : Cet attentat a des conséquences inattendues. Une journaliste de CBS, Norah O'donnell' interview Donald Trump au sujet de l'attentat. Trump est d'abord à l'aise. Il instrumentalise depuis la veille l'attentat, se donnant le beau rôle. Et soudain, sans crier gare, la journaliste lui demande ce qu'il pense du «manifeste» qu'a écrit l'auteur de l'attentat, et elle lit ce qu'il y dit «Je ne suis plus disposé à laisser un pédophile, un violeur et un traître souiller mes mains de ses crimes» car ces actes «rejaillissent sur moi, en tant que citoyen américain». Trump est d'évidence surpris. Il répond d'abord qu'il n'est pas un violeur, qu'il n'a rien à voir avec l'affaire Epstein,mais il n'est plus d'évidence si maitre de lui, il parait perdre contenance, il doit sentir qu'il n'est pas convaincant. Il dit alors à la journaliste que c'est «une honte» qu'elle ait lu ces accusations, qu'elle parle de l'affaire Epstein le concernant et il interrompt brutalement l'interview. C'est probablement ce qu'il ne fallait pas faire. Il y a donc des limites à ce que peut inventer un homme, même quand il s'agit de Trump. C'est rassurant pour les gens honnêtes, c'est-à-dire presque tout le monde. En tout cas, quel courage que celui de cette journaliste. Affronter ainsi face à face, le pouvoir. Il ne faut peut-être pas désespérer des Etats-Unis. Par contre, beaucoup de chaines occidentales, notamment les chaines françaises, vont étrangement censurer la partie la plus significative de cette interview et se feront très discrètes . L'opinion et les institutions américaines pourront-elles longtemps laisser que leur propre président altère ainsi l'image des Etats Unis aux yeux du monde ? 28 avril Incroyable Iran Décidément ce 28 avril est le jour où le mensonge rattrape l'Amérique. On y apprend en même temps que le gouvernement américain et le Pentagone ont menti sur les résultats réels des attaques iraniennes contre les bases américaines dans les Etats du Golfe: un véritable désastre pour les Etats unis, on l'évalue à 5 milliards de dollars, avions ravitailleurs, Awacs, hélicoptères, radars et. Il parait même qu'un simple F5 iranien dont les commentateurs militaires mainstream parlaient avec ironie, a fait des ravages sur l'une des bases. Toutes les bases américaines dans le Golfe sont concernées: Qatar, Emirats arabes Unis, Bahreïn, Koweït, Arabie Saoudite. L'hypocrisie de ces Etats sur leur «neutralité» apparait, du même coup, au grand jour. On comprend pourquoi ils se font tout petits actuellement et protestent si faiblement contre l'Iran. La Conférence de presse que tient le 16 avril le Secrétaire d'Etat à la guerre, Pete Hegseth ,et le Pentagone révèlent d'ailleurs l'étroitesse de ces liens avec leurs alliés du Golfe.. Le Commander Admiral Brad Cooper, commandant de toutes les forces US au Moyen orient (CENTCOM installé au Qatar )y va d'ailleurs d'une anecdote à ce sujet: il raconte, avec une pointe de tendresse que l'alliance et les liens des Etats du Golfe avec l'armée américaine sont si étroits que l'Emir de Bahreïn, par exemple, «connait les officiers supérieurs américains chacun par leur nom». Le ton de cette conférence de presse se veut plein d'assurance. C'est d'ailleurs une constance depuis le début de cette guerre contre l'Iran. Aussi bien le président Trump que son ministre de la guerre répètent trop et trop fort que l'armée américaine est la plus forte, la plus puissante du monde, insistent trop «sur le moral élevé des troupes» pour ne pas trahir par là même leurs doutes sur la question. Que sont devenus les deux pilotes du F15 américain Le Pentagone continue d'être silencieux sur les deux pilotes de F15 américain abattu, qui seraient «sains et saufs». Mais pas une image, par une information à leur sujet. C'est comme s'ils n'avaient jamais existé. Le plus extraordinaire, c'est que personne parmi les journalistes présents aux conférences de presse ne pose de questions. Le secret serait-il aussi lourd ? mais il est vrai qu'on murmure, qu'à cette conférence de presse, la maison Blanche a pris la précaution d'y faire participer surtout des médias complaisants, et des influenceurs acquis.Le reste des médias aurait, lui, refusé d'y participer pour protester contre le fait que les questions sont encadrées. En fait, dans cette guerre l'Iran rend coup pour coup. Paradoxe, la guerre en parait ainsi de moins en moins»asymétrique», à un tel point qu'on risque d'oublier qu'il y a un agresseur et un agressé, Du coup, on sent de plus en plus en Occident, dans les médias occidentaux, un respect pour l'Iran,un ton très diffèrent que celui qu'ils prennent d'habitude pour les Etats arabes et musulmans. Les images venues d'Iran forcent désormais le blocus médiatique : manifestations monstres, mobilisations dans tout le pays. Les images prises en live à la faveur de reportages montrent une rue iranienne tout à fait différente de ce que dit la propagande: femmes sans voiles ou en voile,indifféremmentmêlées, rues animées, restaurants bondés, défilés de bataillons de femmes voilées armées de kalachnikov ou campées derrière des mitrailleuses lourdes. Les images parlent d'elles-mêmes, Ce qui fait dire à une animatrice du plateau d'une chaine française: «mais est ce que nous n'avons pas tout faux sur l'Iran? « La campagne d'une violence inouïe concernant les manifestations de protestation de janvier 2026, et les massacres qui en seraient suivis apparait alors de moins en moins crédible, face à cette mobilisation populaire. Où sont passées ces forces d'opposition? Evanouies? L'argument de la crainte d'une répression implacable a ses limites. Le nationalisme de toute une nation face à l'agression étrangère est une bien meilleure explication. En même temps les vidéo-iraniennes,font le buzz sur les réseaux sociaux de toute la planète, ridiculisant Donald Trump et les Etats Unis par leur qualité, leur pertinence, leur modernité, leur humour.A comparer avec les pesantes vidéos de Trump ou du Pentagone. Certaines des vidéos iraniennes relient l'histoire millénaire de l'Iran à son combat actuel, battant en brèche une propagande visant à réduire les dirigeants iraniens à un régime fanatique bloqué sur la République islamiste. Là aussi le mensonge médiatique et politique semble en difficulté.Mais ces moments d'oxygène continuent de côtoyer les miasmes du discours de la haine, L'assassinat d'Amal Khelil Le Jeudi 23 avril sur la chaine BFMTV française vers 19h heure locale, la haine est à couper au couteau; la scène est surréaliste.Le sujet de la discussion est «les éliminations ciblées». On en parle comme on parlerait d'une partie de chasse, ou d'un film d'action. «Que reste-t-il à éliminer parmi les dirigeants iraniens» ? On se pose la question: des noms sont mêmes avancés. Une invitée franco-iranienne, présentée comme experte de l'Iran, penche plutôt pour éliminer «ceux qui participent aux négociations car ce sont les plus durs». Voilà le niveau de «l'information». Tout cela n'est pas un accident. Cela traduit l'état de santé de l'idéologie occidentale dominante. Il n'y a plus de limites. Tout peut être fait, tout peut être dit. L'existence de limites est le fondement aussi bien de la nature que de la société. Ni l'une ni l'autre ne pourraient exister sans elles: tout organisme vivant a ses limites qui sont son enveloppe, sa peau; un pays, pour exister, a ses frontières qui sont ses limites, la morale est par définition la fixation de limites, au-delà desquelleson bascule dans la faute ou dans le crime etc.. etc.. Avec Trump, Netanyahu, Epstein, on entre dans un monde qui n'a plus de limites, où tout est permis, les crimes les plus abominables. Mais le pire c'est quand on s'habitue à cette absence de limites. Il paraitrait qu'en Europe l'affaire Epstein fait désormais hausser les épaules. Israël a franchi toutes les limites. Je crois qu'on ne mesurera jamais assez l'incidence sur l'Histoire de la conscience humaine du génocide de Gaza, commis sous les yeux de toute l'humanité, en live. Le 23 Avril, la célèbre journaliste libanaise Amal Khelil a été assassinée par Israël au Liban du Sud. L'acharnement dont a fait preuve Israël est significatif de ce concentré de haine qu'est devenu l'Etat hébreu. Une première frappe israélienne a ciblé la voiture qui la précédait dont les deux occupants ont été tués. Amal s'est ensuite réfugiée dans une maison à son tour ciblée. Elle y a été blessée. Elle a été ensuite transportée dans une ambulance Celle-ci a été à son tour ciblée et détruite. Amel est morte.Aucun pays n'a jamais tué autant de journaliste qu'Israël: 250 à Gaza, en Palestine, au Liban. Plus que dans toutes les guerres du 20eme et du 21 siècle. Aucune armée n'a tué autant d'enfants, 15 000 enfants, plus que dans toutes les guerres d'après la deuxième guerre mondiale. Israël bat tous les records de la barbarie et c'est lui qui accuse de barbarie les autres. Le monde entier devrait lui tourner le dos et crier d'horreur. Israël se met en dehors de l'humanité. Beaucoup de juifs aussi crient d'horreur. Ils savent qu'ils risquent de perdre plus que cet Etat vanté par le sionisme, mais autre chose de bien plus important, le sens de leur identité de leur histoire, de la part qui leur revient dans l'humanité. 25 avril.Sansal encore, ou la blague de l'année. Finissons quand même sur une note de détente. Elle nous est fournie par l'inénarrable Boualem Sansal. Il fait encore des siennes, content de lui, ne doutant de rien. Il se «tire de la France». C'est ce qu'il annonce dans un pur style littéraire, dans une interview du 25 Avril à l'Agence France presse.Boualem Sansal dit ne plus supporter les attaques contre lui. Il est en effet accusé de «trahir» son éditeur Gallimard qui l'a soutenu bec et ongle en période de vaches maigres, et surtout pendant son incarcération en Algérie. Il est passé chez un autre éditeur «Grasset» pour y faire paraitre son dernier livre, «la Légende» qui relate sa détention en Algérie. Il n'a donc pas perdu son temps en prison. Que du «bénef». Il aurait reçu pour cela un million d'euros du fameux Bolloré, propriétaire de la chaine d'information réputée raciste «CNews». Son arrivée chez Grasset, coïncide avec la démission du Directeur général de la maison d'édition, Olivier Nora. Il y aurait eu un désaccord entre lui et Bolloré sur la publication du livre de Sansal. 200 auteurs, quittent alors Grasset à leur tour. Sansal confie à l'AFP:»La France c'est fini pour moi», et il le dit avec une pointe de lassitude et de désinvolture méprisante pour ce pays qui l'a (qu'il a) tant aimé. Il précise qu'il envisage de s'installer en Belgique, où il a été élu, à l'académie royale de la Langue française. La blague de l'année! La France l'a célébré comme un»génie de la littérature», un «immense écrivain». Elle lui a donné, par décret spécial du Président Macron, la nationalité française, celui-ci l'a décoré de la légion d'honneur. La France s'est mobilisée pour lui, a harcelé sa patrie d'origine pour lui, n'a pas hésité à risquer une crise diplomatique avec l'Algérie pour lui, Et voilà qu'il se tire. Quelle ingratitude ! Mais cette France qui l'a couverte d'honneurs ne peut plus revenir en arrière, elle ne peut plus rien faire contre lui: il est entré à l'Académie française, il est «immortel». De quoi partir d'un énorme éclat de rire. Au fond, Sansal les a tous roulés dans la farine. Il a compris l'étendue du délire postcolonial français et il l'a exploité. Il en devient presque sympathique. |
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