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Lutte contre le cancer : Des décisions fortes en attendant leur mise en œuvre
par M. Aziza Le président de la République,
Abdelmadjid Tebboune, a pris, lors du Conseil des
ministres du 3 mai 2026, des décisions majeures visant à révolutionner la prise
en charge du cancer, notamment à travers la réalisation d'un hôpital spécialisé
en oncologie dans chaque wilaya et l'adoption de la stratégie nationale de
prévention et de lutte contre le cancer (2025-2035).
Malgré les avancées enregistrées jusqu'aujourd'hui dans la prise en charge et la lutte contre le cancer, des défis importants persistent, en particulier l'accès à la radiothérapie. Comme l'a souligné la secrétaire générale de la Fédération nationale des associations d'aide aux malades atteints de cancer, Hamida Kettab, lors de son passage, hier, sur les ondes de la chaîne 3 de la Radio algérienne. Précisant que « les délais pour obtenir un rendez-vous peuvent atteindre 5 à 6 mois dans les grandes villes, comme Alger, Blida, Tizi Ouzou ou Constantine. Des délais pouvant atteindre une année dans certains établissements comme le Centre Pierre et Marie Curie » Ces retards s'expliquent notamment par les pannes récurrentes des équipements et les insuffisances en matière de maintenance, alors même que plusieurs accélérateurs linéaires arrivent en fin de vie. En attendant la mise en service de nouveaux équipements, certains patients sont contraints de se déplacer vers des wilayas du Sud où les délais sont plus courts. Dans ce contexte, l'enjeu central reste la mise en œuvre effective des décisions annoncées, avec une meilleure coordination entre les acteurs et une gestion plus efficiente, le facteur temps étant déterminant dans l'évolution de la maladie. Par ailleurs, face à l'engorgement des structures publiques, le recours à des conventions avec le secteur privé est proposé comme solution transitoire pour réduire les délais de prise en charge, dans une logique de complémentarité. Le cancer du sein demeure particulièrement préoccupant, précise-t-elle, avec plus de 15.000 nouveaux cas et près de 4.200 décès par an. Ce niveau de mortalité élevé met en évidence les limites du dépistage actuel. Pourtant, selon les spécialistes et l'Organisation mondiale de la santé, une détection précoce permettrait de guérir la majorité des cas. L'expérience pilote menée à Biskra constitue une avancée encourageante, mais reste à généraliser à l'échelle nationale. Cette stratégie à l'horizon 2035 représente une feuille de route structurante. Comme l'a indiqué Adda Bounedjar, président de la Commission nationale de prévention et de lutte contre le cancer (CNPLCC), sur sa page Facebook. La priorité est désormais de passer à une action coordonnée et concrète autour de la prévention, du dépistage, de l'amélioration du parcours patient et du renforcement de la formation et de la recherche. Mme Kettab a estimé que la disponibilité des médicaments apparaît comme un levier essentiel pour garantir la continuité des soins. Si des engagements ont été pris pour éviter les ruptures, leur efficacité dépendra d'une mise en œuvre rigoureuse et d'une maintenance optimale des équipements, condition indispensable pour améliorer durablement la prise en charge des patients. |
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