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Mardi, 67e jour de l'agression
américano-sioniste contre l'Iran. Les prix du pétrole ont bondi de près de 5%
lundi, après la décision de l'administration Trump de
lancer l'opération «Liberté» dans le détroit d'Ormuz, provoquant une réaction
immédiate de l'Iran qui a attaqué des navires de guerre près du détroit. Le
Brent a atteint 113,56 dollars le baril au moment de la rédaction, tandis que
le WTI américain a gagné 3,05% à 105,05 dollars le baril.
L'armée américaine a déclaré à son tour avoir «coulé six petites embarcations iraniennes qui tentaient d'entraver le trafic maritime commercial pendant l'opération «Liberté», menée par les États-Unis pour ouvrir le détroit d'Ormuz». L'Iran a démenti ces informations, et a accusé les États-Unis d'avoir «tué cinq civils dans le détroit d'Ormuz, affirmant que ses forces avaient attaqué des navires à passagers dans cette voie navigable et non des bateaux appartenant au Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI), comme cela avait été prétendu». Selon la chaîne de télévision d'État iranienne IRIB, citant une source militaire, si aucun navire des Gardiens de la révolution n'a été touché, une enquête a révélé que les forces américaines avaient « attaqué lundi deux petites embarcations transportant des personnes en route de Khasab, sur la côte omanaise, vers les côtes iraniennes», tuant «cinq passagers civils». Par ailleurs, concernant l'attaque contre le terminal pétrolier d'Al Fujairah, aux Emirats, sur la télévision iranienne, le même responsable militaire a affirmé que Téhéran n'avait « aucun plan» de cibler les Émirats arabes unis ou l'un de leurs champs pétroliers. « Cet incident est le résultat d'une aventure militaire américaine visant à créer un passage illégal», a déclaré ce responsable au sujet de l'attaque. L'autre réaction est venue du ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, qui a qualifié, mardi matin dans une publication sur X, le «»Projet de liberté» d'impasse». «Les événements à Hormuz montrent clairement qu'il n'existe pas de solution militaire à une crise politique. Alors que les pourparlers progressent grâce aux efforts gracieux du Pakistan, les États-Unis devraient se méfier d'être entraînés à nouveau dans un bourbier par des malveillants. Les Emirats arabes unis (EAU) devraient en faire autant», a-t-il ajouté. Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a condamné l'attaque qui a provoqué l'incendie d'une raffinerie de pétrole aux Emirats et blessé trois ressortissants indiens. « Il est absolument essentiel que le cessez-le-feu soit maintenu et respecté afin de permettre l'instauration de l'espace diplomatique nécessaire au dialogue, et ainsi garantir une paix et une stabilité durables dans la région», a-t-il déclaré dans un message sur X. Abbas Araghchi en visite en Chine Le ministère iranien des Affaires étrangères a annoncé mardi que le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, se rendait le jour même en Chine pour une visite au cours de laquelle il abordera les développements régionaux et internationaux ainsi que les relations bilatérales avec son homologue chinois. Selon le correspondant d'Al Jazeera à Téhéran, Omar Hawash, cette visite, qui intervient quelques jours avant celle du président américain Donald Trump en Chine, revêt une grande importance économique. Il a ajouté que la Chine, qui importe un million de barils de pétrole par jour d'Iran, est également le principal fournisseur de matières premières et de matériaux de base dans les industries iraniennes. Selon la même source, l'Iran envisage d'importer les marchandises chinoises par voie terrestre via l'Afghanistan ou le Pakistan, compte tenu de l'escalade en cours dans le détroit d'Ormuz. L'Espagne exige la libération d'un militant de la Flottille pour Ghaza Madrid a appelé, hier, à la libération immédiate du citoyen espagnol Saif Abu Keshek détenu en Israël après avoir été enlevé avec le Brésilien Thiago Avila, le 30 avril dernier dans les eaux internationales au large de la Grèce. Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a déclaré qu'il n'y avait « aucune preuve» pour étayer les accusations israéliennes contre deux militants détenus, enlevés alors qu'ils se trouvaient à bord d'une flottille transportant de l'aide à Ghaza. Les autorités israéliennes accusent ces hommes de « collaboration avec l'ennemi en temps de guerre», d'avoir contacté un agent étranger et de soutenir une « organisation terroriste». « Il n'y a aucune preuve ni aucun lien avec les allégations des autorités israéliennes», a déclaré M. Albares à la chaîne de télévision publique espagnole RTVE. Le Centre juridique pour les droits de la minorité arabe en Israël, Adalah, a déclaré, le 2 mai sur X, que «le traitement subi par les deux activistes, y compris l'isolement, le bandeau sur les yeux pendant de longues périodes et les coups physiques, constitue une violation grave du droit international». L'organisation Adalah considère que toute enquête à l'encontre de Saif Abu Keshek et Thiago Avila «est illégale» et exige «leur libération immédiate». Les avocats d'Adalah ont contesté la juridiction israélienne, arguant que leur enlèvement avait eu lieu dans les eaux internationales, à environ 1000 km des côtes israéliennes. |
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