|
Téhéran transmet sa réponse aux USA: La fin de la guerre vue par l'Iran
par Mohamed Mehdi Dimanche, 72e jour de l'agression
américano-sioniste contre l'Iran. Téhéran a transmis, hier, au médiateur pakistanais,
« sa réponse à la dernière proposition américaine visant à mettre fin à la
guerre », a rapporté IRNA. L'agence de presse officielle iranienne ne donne
aucun détail sur le contenu de la réponse, mais rappelle que « les négociations
en cours se concentreront sur la fin du conflit dans la région ».
Toujours à propos des négociations, le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré qu'il ne « s'agit pas une capitulation », que « l'Iran ne se soumettra jamais à l'ennemi » et que « l'objectif est de garantir les droits du peuple iranien et de défendre les intérêts nationaux », selon les propos rapportés par l'agence de presse Mehr. Sur un autre registre, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a reproché au DG de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, ses « messages politiques » qui « outrepassent les compétences de son agence ». « Le mandat de l'AIEA est la vérification et le suivi, et non la diffusion de messages politiques concernant le détroit d'Ormuz, les missiles iraniens ou la conduite de Téhéran », a déclaré Baghaei, selon les propos rapportés par l'agence officielle IRNA. « Lorsque l'impartialité professionnelle est compromise par des considérations politiques ou des ambitions personnelles, l'intégrité institutionnelle des organisations s'en trouve ébranlée et leur influence diminue avec le temps », a ajouté Baghaei. Marché pétrolier : Les mises en garde du PDG d'Aramco Même en cas d'ouverture du détroit d'Ormuz, les marchés de l'énergie « mettront du temps à se stabiliser », a déclaré Amin Nasser, le PDG de la compagnie pétrolière saoudienne Aramco, à Reuters. « Le monde a perdu environ un milliard de barils de pétrole ces deux derniers mois et les marchés de l'énergie mettront du temps à se stabiliser, même si les flux reprennent », a déclaré Amin Nasser. « Notre objectif est simple : maintenir l'approvisionnement énergétique, même lorsque le système est sous tension », a ajouté le PDG de la compagnie qui a annoncé une hausse de 25% de son bénéfice net au premier trimestre 2026 pour atteindre 126 milliards de riyals (environ 33,6 milliards de dollars), contre environ 100 milliards de riyals (26,6 milliards de dollars) au cours de la même période l'année dernière. « Rouvrir les voies de communication ne signifie pas normaliser un marché privé d'environ un milliard de barils de pétrole », a déclaré M. Nasser, ajoutant que des années de sous-investissement ont aggravé la situation des stocks mondiaux déjà faibles. Par ailleurs, selon Al Jazeera, un méthanier qatari a traversé, samedi après-midi, le détroit d'Ormuz pour la première fois depuis le début de la guerre. Citant des données maritimes, la même source indique que « le méthanier Al-Kharaitiyat, immatriculé 9397327, a quitté le port qatari de Ras Laffan et devrait décharger sa cargaison au port Qasim, au Pakistan ». Hezbollah : Il y a une volonté de corriger la position officielle sur les négociations Le député du Hezbollah, Ali Fayyad, a déclaré dimanche que le parti perçoit un changement dans la position officielle libanaise concernant les négociations directes avec l'entité sioniste. «Nous percevons dans les positions des présidents Aoun et Salam une volonté de corriger la position de négociation, de la rapprocher des principes fondamentaux du Liban », a-t-il déclaré. « L'ennemi doit être contraint de cesser le feu et de voir sa liberté de mouvement, sous la protection américaine, restreinte comme condition préalable à toute négociation », a ajouté Fayyad. Le correspondant d'Al Jazeera a rapporté, hier, plusieurs frappes aériennes israéliennes sur les villes de Qatrani et Tibnin, dans le Sud-Liban. Selon la même source, le ministère libanais de la Santé a fait état du martyre de deux ambulanciers et de la blessure de cinq autres lors de deux frappes aériennes israéliennes sur Qalawiya et Tibnin, au sud du Liban. La veille, le ministère libanais de la Santé a fait état d'un bilan de « 7 martyrs, dont un enfant, et 15 blessés, dont trois enfants » lors d'un « raid mené par l'ennemi israélien sur la ville de Siksikieh, dans le district de Sidon ». En réponse, le Hezbollah a déclaré, hier, avoir ciblé et touché un bulldozer israélien D9 avec un drone à Bint Jbeil, et d'avoir bombardé un rassemblement de véhicules et de soldats de l'armée israélienne près de la ville de Khiam, au sud du Liban, à l'aide de deux drones, confirmant des pertes humaines. Samedi, l'armée israélienne a annoncé qu'un officier et deux soldats de réserve ont été grièvement blessés lors de l'explosion d'un drone du Hezbollah. L'armée d'occupation sioniste annonce officiellement qu'elle n'est pas concernée par le cessez-le-feu au Liban. « Il n'y a pas de cessez-le-feu sur le front nord », déclaré le chef d'état-major de l'armée génocidaire d'Israël Eyal Zamir, ajoutant qu'il n'a « pas pour objectif de désarmer le Hezbollah », mais de « contrer la menace des missiles antichars » pour « créer les conditions nécessaires au démantèlement du Hezbollah », selon des propos rapportés par Al Jazeera. Pour rappel, comme à Ghaza, Israël n'a pas non plus respecté l'accord de cessez-le-feu avec le Hezbollah, annoncé en grandes pompes le 27 novembre 2024 par les médiateurs (les Etats-Unis et la France) et salué par les Nations-Unis. |
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||