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Vendredi, 84e jour de l'agression
américano-sioniste contre l'Iran. Le chef d'état-major de l'armée pakistanaise
en visite officielle en Iran, a annoncé l'agence de presse IRNA citant une
source diplomatique à Islamabad. Lors de son séjour à Téhéran, le général Asim Munir devrait rencontrer de hauts responsables
iraniens, a ajouté IRNA, précisant que cette visite coïncide avec la présence,
pour le troisième jour consécutif, du ministre pakistanais de l'Intérieur, Syed
Mohsin Raza Naqvi dans la capitale iranienne, afin de renforcer le
processus de médiation. La visite du général Munir est considérée comme le
signal d'un « progrès significatif » vers la conclusion d'un accord entre
l'Iran et les Etats-Unis. Néanmoins, cette incertitude liée aux négociations
fait augmenter le prix du baril de pétrole Brent qui a bondi de 2,37% à 104,95
dollars.
Détroit d'Ormuz : plus de fluidité mais le niveau de menace reste « critique » « 35 navires ont franchi le détroit d'Ormuz au cours des dernières 24 heures » après « autorisation et coordination » avec les autorités iraniennes, a déclaré hier la marine du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) dans un communiqué. Selon son communiqué, le CGRI a pu « assurer la sécurité de la navigation malgré l'insécurité créée par les États-Unis dans le détroit d'Ormuz », indiquant que parmi ces navires figuraient des pétroliers et des porte-conteneurs. De son côté, le Commandement central américain a déclaré avoir dérouté 97 navires et en avoir immobilisé 4 depuis le début du blocus naval de l'Iran le 13 avril dernier. Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a qualifié d'« inacceptable » la mise en place par l'Iran d'un système de péage pour le franchissement du détroit. Par ailleurs, l'organisation britannique chargée des opérations commerciales maritimes (UKMTO) a indiqué, jeudi, que la menace dans le détroit d'Ormuz, où le trafic demeure «considérablement réduit», et le golfe d'Oman/mer d'Arabie restent à un niveau critique. Dans son bulletin, l'UKMTO note également que le minage des routes maritimes dans le détroit et les interférences avec les systèmes de navigation par satellite restent constants. Khamenei ordonne le maintien de l'uranium hautement enrichi en Iran Selon Reuters, citant deux sources iraniennes, le Guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a émis une directive interdisant l'exportation des stocks d'uranium enrichi du pays. « La directive du Guide suprême, partagée par les autorités iraniennes, est que le stock d'uranium enrichi ne doit pas quitter le pays », a déclaré l'une des deux sources iraniennes, qui a requis l'anonymat en raison de la sensibilité du sujet, ajoute Reuters. De hauts responsables iraniens estiment que le transfert de ces matières à l'étranger rendrait le pays plus vulnérable à de futures attaques américaines et israéliennes, précise la même source. Le ministère iranien des Affaires étrangères a rappelé que « notre programme nucléaire a toujours été pacifique, selon les rapports de l'Agence internationale de l'énergie atomique ». « Nous revendiquons notre droit à l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire, garanti par le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires », ajoute la déclaration rapportée par Al Jazeera. Des sanctions américaines contre des responsables du Hezbollah Le département d'État américain a révélé, jeudi, à Al Jazeera avoir imposé des sanctions à l'encontre de neuf responsables du Hezbollah et de ses alliés, parmi lesquels des membres du Parlement libanais, un diplomate iranien et des responsables de la sécurité libanaise. Le département d'État accuse ces personnes de soutenir le Hezbollah et d'entraver le processus de paix au Liban y compris les efforts de désarmement de la résistance libanaise. Toujours selon Al Jazeera, les sanctions américaines visent quatre députés du Hezbollah (Hassan Fadlallah, Ibrahim Mousawi, Hussein Hajj Hassan, Mohammad Fneish », le colonel Samer Hamadeh, chef du Bureau du renseignement de l'armée libanaise dans la banlieue sud de Beyrouth, le général de brigade Khattar Nasser Eddine, chef du département d'analyse de la Direction générale de la sécurité libanaise. Deux responsables de la sécurité au Mouvement Amal, allié du Hezbollah, Ahmed Baalbeki et Ahmed Safawi figurent dans la liste des personnes sanctionnées. Un responsable américain a également confirmé à Al Jazeera que le département du Trésor américain avait imposé des sanctions à l'ambassadeur d'Iran au Liban, Mohammad Reza Sheibani. Le Bloc parlementaire du Hezbollah a condamné les sanctions les qualifiant d'« atteinte à la souveraineté libanaise par l'administration américaine », appelant à une « position claire des autorités libanaises afin de protéger les institutions de toute ingérence américaine ». « Nos officiers et notre personnel accomplissent leurs devoirs avec professionnalisme, discipline et loyauté envers l'armée », a déclaré l'institution militaire libanaise, ajoutant que son commandement « n'a été informé par les voies de communication officielles d'aucune implication d'un officier dans une fuite de renseignements ». |
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