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Iran-Etats Unis: «Les consultations sur les points de désaccord se poursuivent»

par Mohamed Mehdi

Samedi, 85e jour de l'agression américano-sioniste contre l'Iran. A l'approche de l'expiration du délai de la fin de la trêve en cours entre l'Iran et les Etats-Unis, des acteurs régionaux appellent à son maintien.

Dans un communiqué, Diwan de l'Émirat du Qatar a annoncé que l'émir du pays « s'est entretenu avec le président Trump » pour « consolider la trêve et apaiser les tensions dans la région », rapporte Al Jazeera. L'Agence de presse iranienne ‘Tasnim', citant une source proche de l'équipe de négociation, a rapporté, vendredi, que « les pourparlers et consultations sur les points de désaccord se poursuivent » et qu'« aucun accord définitif n'a encore été conclu ».

« Le médiateur pakistanais continue de transmettre et d'échanger des propositions et des suggestions entre les deux parties », ajoute Tasnim, soulignant que « l'attention se porte actuellement exclusivement sur la question de la fin de la guerre et, tant que ce point restera en suspens, aucune autre question ne sera abordée ni négociée ».

La source de l'Agence iranienne affirme, néanmoins, que des progrès « ont été réalisés sur un certain nombre de points par rapport aux périodes précédentes », cependant, « aucun accord ne sera conclu tant qu'une formulation finale et une compréhension globale n'auront pas été trouvées sur tous les points litigieux ». Un responsable iranien a déclaré à Al Jazeera que « l'arrêt de la guerre sur tous les fronts est la condition préalable essentielle à toute négociation future ». Hier, lors de sa rencontre avec le chef d'état-major de l'armée pakistanaise, le président du Parlement iranien a déclaré que Téhéran « ne transigera pas sur les droits du peuple iranien et du pays, surtout pas avec un interlocuteur qui a manqué d'honnêteté et en qui nous n'avons pas confiance ».

Aide humanitaire de l'Irak, l'Ouzbékistan et le Kazakhstan à l'Iran

Le Croissant-Rouge iranien a annoncé, samedi, l'arrivée par voie terrestre de cargaisons d'aide humanitaire en provenance d'Irak, d'Ouzbékistan et du Kazakhstan, a rapporté l'agence Tasnim. L'Irak a envoyé « neuf camions transportant environ 180 tonnes de vivres, de médicaments et de matériel médical », dont « 120 tonnes de denrées alimentaires, notamment du riz, de la farine, du thé, des légumineuses et diverses conserves », a précisé la vice-présidente chargée des Affaires internationales et du Droit humanitaire du Croissant-Rouge iranien. L'Ouzbékistan a également acheminé « 300 tonnes de médicaments et de fournitures médicales », alors que le chargement en provenance du Kazakhstan, a été « transporté par 30 wagons de chemin de fer pour un total de plus de 1700 tonnes, de denrées alimentaires telles que de grandes quantités de farine, de sucre et de conserves, ainsi que des médicaments et du matériel médical », ajoute la même source.

Selon la même responsable, cette aide « contribue à répondre aux besoins des populations vulnérables et touchées du pays ».

Les mises en garde de la FAO: «Le début d'un choc agroalimentaire systémique»

L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a alerté, mercredi, sur l'urgence de la situation à la suite de la crise du détroit d'Ormuz. « La fermeture du détroit d'Ormuz n'est pas une simple perturbation temporaire du transport maritime, mais le début d'un choc agroalimentaire systémique susceptible de déclencher une grave crise alimentaire mondiale d'ici six à ouze mois », affirme l'Organisation. La FAO appelle à « mettre en place des routes commerciales alternatives », de « limiter les restrictions à l'exportation », « de protéger l'aide humanitaire et de constituer des réserves pour absorber la hausse des coûts de transport ». « Les décisions prises dès maintenant par les agriculteurs et les gouvernements concernant l'utilisation des engrais, les importations, le financement et le choix des cultures détermineront si une grave crise alimentaire mondiale éclatera dans les six à douze mois à venir », ajoute la FAO, soulignant que « l'impact est déjà visible » du fait de la hausse des prix alimentaires « sous l'effet de la flambée des coûts de l'énergie et des perturbations liées au conflit au Moyen-Orient ». Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a annoncé, samedi, que « 25 navires ont franchi le détroit d'Ormuz lors des précédentes 24 heures ».

Martyre de 5 policiers lors d'une frappe israélienne dans le nord de Ghaza

« Cinq policiers sont tombés en martyrs et plusieurs autres personnes ont été blessées samedi lors d'une frappe d'un drone israélien contre une position de la police près de Sheikh Radwan, dans le nord de Ghaza », a annoncé la Direction générale de la police de l'enclave assiégée. Dans son rapport statistique, le ministère de la Santé de Ghaza a annoncé, hier, 7 martyrs et 29 blessés lors des dernières 48 heures (jeudi et vendredi) suite à des attaques israéliennes. Le document a précisé que depuis l'entrée en vigueur du « cessez-le-feu » du 11 octobre 2025, les attaques israéliennes ont fait «890 martyrs et 2677 blessés». Le bilan global, depuis le 7 octobre 2023, passe à 72.783 martyrs et 172.779 blessés, ajoute le ministère. Par ailleurs, dans un communiqué rendu public jeudi, le ministère de la Santé a annoncé que « 28 malades et 49 accompagnateurs » ont quitté le jour même la bande de Ghaza via le point de passage de Rafah pour recevoir des soins à l'étranger.

Le ministère a rappelé que des « milliers de patients et de blessés attendent toujours l'autorisation de voyager pour terminer leur traitement hors de la bande de Ghaza ».